11 janvier 2013 ~ 0 Commentaire

NEDJMA : L’ARNAQUE EN DOUCE

                                                                                Par Mohamed Senni.

 

Préambule.

Depuis l’avènement du téléphone  portable en Algérie et la manière très discutable par laquelle des groupes  moyen-orientaux qui, sans aucune expérience notable derrière eux et totalement  inconnus par l’usager algérien, sont parvenus à arracher des contrats face à  des géants tels que Telefonica (Espagne) ou Siemens (Suède). Ce choix qui n’a  pas manqué de faire couler beaucoup d’encre de la  part de la presse nationale, n’a pas empêché  ces opérateurs de s’enraciner chez nous. Je peux affirmer avec une quasi  certitude que presque la totalité des clients – dont je fais partie –  n’assimilent pas encore les mécanismes qui les lient à eux. La seule chose dont  certains usagers peuvent vous entretenir tient aux résultats faramineux réalisés  par ces opérateurs totalement inconnus jusqu’à, par je ne sais quelle magie,
une véritable lune de miel les lie à notre pays qui avait d’immenses  potentialités pour se lancer seul dans ce créneau, en toute indépendance, avec  la garantie de bénéfices qui renfloueraient ses caisses au lieu de faire pour   le bonheur de ces sociétés et de leurs pays.

Mes heurs et  malheurs avec deux de ces opérateurs.  

J’ai acquis mon premier portable en  2005 et me suis abonné auprès de l’opérateur qui a été le premier agréé en  Algérie. Mon premier constat est que la communication avec lui et avec celui  pour lequel j’allais finir par opter est quasiment nulle, les numéros d’appels
mis à la disposition des clients les reliant à des machines qui débitent les  mêmes rengaines.

Les contrats.

Pour ceux que j’ai eu à parcourir,  j’ai constaté que seules apparaissent clairement les clauses qui sauvegardent  l’intérêt des opérateurs et, s’agissant de technologies nouvelles, leur  vulgarisation prêche par défaut de clarté si tant est qu’elle n’est pas voulue.  Ayant eu à abandonner mon premier partenaire, j’ai opté pour Nedjma. A ce jour,  le mode de tarification est insaisissable, l’opérateur changeant, à l’instar des  autres concurrents, d’offres dénommées promotions par euphémisme où l’on  s’arrange toujours pour faire miroiter un gros appât qui fait que l’usager  plonge sans se soucier de ce qui lui a été  proposé d’avaler sur son précédent choix. J’ai opté, en fin de compte pour une  offre qui, telle que présentée par un agent, me convenait parfaitement. Ce fut  l’offre Nedjmax. Elle consiste en une souscription pour un service qui me  permettait d’opérer des appels durant un mois et l’agent me précisa qu’ayant  souscrit à cette option le 20 du mois durant lequel je me suis présenté à la  boutique, je devais recharger mon téléphone le 20 de chaque mois qui allait  suivre. Pour une carte de 1000,00D.A, j’avais en plus droit à des appels  gratuits durant 90 minutes et à un appel quotidien, gratuit lui aussi, de 5  minutes mais uniquement vers un numéro de Nedjma de mon choix. Pour mes  besoins, c’était parfait. Mais..

L’arnaque.

Tous les abonnés de quelque  opérateur que ce soit n’ont aucune possibilité de contrôler la consommation des  90 minutes gratuites. Le flou total demeure quant à ce qu’ils appellent  « unité ». S’agit-il d’une minute ou de portions de minute ?  Qu’est-ce qui empêche l’Autorité de Régulation d’imposer un décompte à la  seconde comme cela se fait chez les nations où le client est roi et non une  victime expiatoire ? Posez la question dans un guichet : vous aurez  une réponse sur mesure.

Devant recharger mon appareil tous  les 20 du mois, je me suis conformé à cet engagement mais, le temps passant, je  me rendis compte que l’alerte mensuelle qui me rappelait «  qu’il ne vous  restet plus que trois jours pour renouveler votre  rechargement » changeait de telle manière que mon délai de renouvellement était  passé du 20 au 11 ! Là force est de constater l’absence de professionnalisme  car un rappel, souvent fait à des heures indues, prouve, à sa manière, le peu  de respect de l’opérateur pour ce qui fait sa force : ses clients. Il  était dit que ce ne fut pas là le seul hic.

Avant de continuer sur ces rapports  déplorables, un détail devait pourtant être précisé au client : le mois de g souscription était-il un mois calendaire ou un mois commercial ce dernier ne  comptant que 30 jours ? Motus. Le 12 mars 2011, à la demande de la  Boutique Nedjma, je rédigeais une réclamation qui devait être transmise à sa  Direction Générale accompagnée par une autre, écrite par le responsable qui
m’avait reçu. J’y écrivais en substance ceci :

«  Passèrent  alors plusieurs mois au bout desquels je me suis aperçu du rétrécissement de la  période de validité puisque la dernière recharge est intervenue le 13 février  2011. J’en ai déduit que le décompte se faisait par mois calendaire ; or,  même dans ce cas, l’année comptant sept mois de 31 jours, quatre de 30 jours et  un de 28 jours,  la période de validité  doit osciller entre le 18 et le 20 ce qui n’est pas le cas.                    

 Mais il s’est passé  aujourd’hui quelque chose que je ne peux moralement accepter car elle m’a  laissé bien dubitatif et m’a plongé dans une profonde perplexité. En effet,  ayant réglé ma dernière mensualité le 13 février 2011 la durée de  validité allait jusqu’au 14 /15 mars. Ce  matin je reçois un SMS du 333 m’annonçant que mon compte a été crédité de
1000,00 DA. Un de mes enfants venait de me faire cette surprise. J’appelle le  222 et l’opératrice m’annonce que mon crédit était valable jusqu’au 11  avril !! Alors que le décompte devait partir à partir du 14/15 mars. J’ai
été désarçonné pour la simple raison que j’ai trouvé cette pratique inique.  Aussi je vous sais gré de bien vouloir
l’examiner et de m’informer des suites que vous comptez lui réserver.

 Enfin,  permettez-moi d’aborder un dernier point. Quand on dit à n’importe quelle  personne que telle transaction est valable jusqu’au 17 du mois, il est de  notoriété que cela s’entend jusqu’au 17 à minuit. Malheureusement, ce n’est pas
le cas dans votre Institution puisque plusieurs fois j’ai eu ma ligne suspendue  au matin même du dernier jour de validité alors qu’un seul mot « inclus »  ou « exclu » vous éviterait beaucoup de réclamations. 
»

Cette correspondance n’eut  jamais de suite même de pure forme. C’est du déni qui ne s’explique que par  deux choses : 1/ Pour tous nos actuels partenaires étrangers, L’Algérie  est un pays riche et il faut ratisser large. 2/On ne sait au profit de quelle  partie L’Autorité de Régulation a été investie de sa mission. Si la neutralité  de son intervention doit être strictement observée, force est de constater que
son mutisme sur ce qui touche l’intérêt du consommateur national est inquiétant  à maints égards.

Mais cela n’allait pas s’arrêter là. Depuis quelque cinq mois  environ, et chaque fois que je tente d’utiliser mon droit d’utiliser les cinq
minutes gratuites, une opératrice me répond que « le crédit restant ne vous  permet pas de réaliser cet appel. »   Après  d’incessants va- et – vient on parvint à me donner l’explication. Contrairement  à ce qui se faisait durant des années, les appels gratuits n’interviennent
désormais qu’une fois que vous avez opéré un appel payant. Pourquoi ne pas  avoir avisé les clients par sms leur évitant de délaisser leurs tâches pour  aller prendre racine dans les locaux de Nedjma ? Cette pratique a des  relents de « ventes concomitantes », ce qui est prohibé par la Loi et  c’est pour cela  qu’ il n’y a pas eu de  sms qui peut constituer une preuve à charge ! Ce qui précède relève de la  pure arnaque.

J’ai fait à mauvaise fortune bon cœur. Or voila qu’en me conformant  à cette injonction qui ne dit pas son nom, une opératrice qui m’a reçu il y a  quelques jours a utilisé mon portable pour me dire à la fin que j’avais raison.

Dans un pays de droit, ce comportement de rapaces ouvre droit à bon  nombre de dédommagements : toutes les journées où les cinq minutes m’ont  été unilatéralement bloquées à l’instar de centaines de milliers d’abonnés – ce  qui assure un pactole qui doit largement chiffrer – les désagréments causés par  les nombreux déplacements, le préjudice causé par la fermeture de mon lieu  d’activité. Pourtant, un tel créneau commande une attitude honnête aux  responsables concernés. Mais l’honnêteté se transmet dans les gènes et c’est  peut-être là que le problème se pose.

 

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